Lundi 28 janvier 2008 - Mercredi 30 janvier 2008
Ma boîte à secret, et autres trucs douloureux...
J'suis en permanence, j'ai passé une demi heure aux chiottes, seule à penser à rien... J'ai écouté « Here without you », cette chanson me tue. J'me rappelle du soir où je l'écoutais avec toi cet été : un soir chez moi, dans le lit, paskeu t'allais partir.. la chanson était et est d'actualité, et j'me suis mise à pleurer, sous les draps, comme une conne... Depuis c'est resté une chanson emblématique.
J'ai le moral un peu bas là, DS de maths foiré même si j'm'en fiche en fin de compte, j'comprenais pas les énoncés. Et puis j'pense à nous, hier soir on s'est parlé un peu pluss que d'habitude, j'croyais au début que la conversation, pourrait bien se passer finalement... P'tet que nos engueulades s'arrêteraient enfin. Mais nan j'me suis plantée : ça a continué et aujourd'hui on se parlera comme si de rien n'était. Tu as peur de me perdre, et moi de te perdre à cause de toutes ces conneries... Mes je t'aime sont bel et bien sincères. Encore une fois je ne sais pas quoi te dire pour essayer de t'expliquer, mais c'est vrai que nous deux ça a changé, mais j'veux pas que ça change trop au point qu'on se sépare... C'est pour ça que j'ai essayé de t'expliquer hier soir, mais j'y arrive pas, tu me fais [sans le vouloir] me braquer ou alors je me braque toute seule je ne sais pas.
J'voudrais voir une psy', j'en ai déjà discuté avec Ille et déjà évoqué avec Phare-à-On à une récré'. J'ai l'impression d'être trop fragile pour arriver à supporter cette atmosphère encore longtemps, je ne sais pas... Ou alors p'tet que j'me confie pas à toi paskeu je doute de moi, je ne sais pas, j'en sais rien, je cherche, j'essaye de trouver ce qui tourne pas rond, mais je trouve pas. J'ai de plus en plus de mal à me dire que tout finira par aller bien, j'ai l'impression d'être entrée dans un cercle vicieux. Dès que je vais bien y'a un truc qui fait que j'vais plus bien et c'est débile paskeu comme le dit Farah : « t'as tout pour toi : un copain parfait, de bonnes notes, t'es jolie et t'as pleins de potes... ». Ecoute.. Oui. Mais non..
C'est comme si je voulais « exorciser » le mal, le faire sortir, mai j'y arrive pas, et c'est tellement important pour moi de tout déballer pour une fois, que je n't'en parle pas, que j'ai du mal peut-être... Je ne sais pas. Pourquoi aux autres et pas à toi ? Pourquoi aux autres quoi ? Aux « autres » comme tu dis, ça se limite à Ille en ce moment, et à lui c'est pas des solutions que j'demande ou cherche, d'ailleurs j'demande rien de bien concret, juste à être écoutée, essayer d'analyser en quelque sorte ce qui pourrait bien se passer dans ma petite tête en ce moment. Avec toi, j'voudrais pouvoir parler de ce qui va mal concrètement, trouver des solutions, régler les problèmes. Besoin d'en parler avec toi, mais plus sur le net... C'est trop important à mes yeux, pour en faire une sorte de confession virtuelle, j'me suis trop exprimée sur le net, à l'écrit... Peut-être que justement c'est plus simple pour moi d'écrire ce qui ne va pas que d'en parler, je ne sais pas. Si je dois me vider, c'est face à toi, si je dois me mettre à nue, c'est face à toi et pas à écrans interposés. Je veux du vrai, j'dis pas que j'arriverai à en parler facilement non plus, loin de là sûrement... Ne t'imagine pas que je vais pouvoir et savoir tout te dire comme ça d'un coup, sans patience sans rien.
Je veux te dire ce qui n'allait et ne va pas, pas seulement des « j'en ai marre de ma vie », je veux que tu me connaisses comme tu le devrais, mon passé et mon présent comme je veux connaître les tiens. « Je veux te connaître plus profondément » : paskeu c'est avec toi que je veux passer ma vie, si je fais ces efforts, qu'j'ai des putains de crises de nerfs à cause de ça, tu ne penses pas que c'est paskeu je tiens à toi plus que tout au monde ? Ce que je cherche c'est toi, tout toi : ce qu'il y a de négatif, comme ce qu'il y a de positif. Ce que je veux c'est du vrai, sans me faire des idées et, t'aimer avec tes défauts et tes qualités, ça me fait penser que nôtre histoire devient vraiment sérieuse : on n'est plus en train de rêver, de s'imaginer l'autre... C'est dans ces moments là que je sais que nôtre Amour est sincère, ça n'est pas un rêve, paskeu autant toi que moi on aurait décroché depuis à cause de la distance, des cours, des autres et j'en passe.
Je t'aime, depuis le premier regard je t'aime... J'pense à toi jour et nuit, t'es arrivé et hop ! Scotché à moi. Ca te fait mal c'que j'te dis et c'que je n'te dis pas, j'suis désolée... Ca te gave, pardonne-moi mais j'ai besoin de toi et j'veux pas te perdre à cause de ça, ni à cause de rien d'autre. Je T'aime... Quand j'suis avec toi j'ai les yeux qui pétillent, les guilis au ventre, l'envie de ne jamais m'arrêter de sourire me vient quand tu me prends dans tes bras... Quand tu poses tes mains sur mes hanches, j'ai juste envie que l'instant puisse durer toute une éternité.... Et quand tu joues à la guitare un morceau de La Rue Ket', que tu plonges ton regard dans le mien, que tu me parles, me souris... Han t'es beau... C'est magique ces moments là, et ça reste gravé... Je T'aime, je ne te le dis peut-être pas assez.
M'endormir près de toi, et m'y réveiller, j'te veux toi, toi dans tout ce que t'as de bon et de mauvais. Je T'aime, désolée si je n'te le dis pas aussi souvent, les sentiments ne manquent pas pourtant, crois-moi ; les actions peut-être pluss oui, mais ça on n'y peut pas grand-chose, pas pour l'instant en tout cas. Et puis c'est comme ça, c'est nous, c'est nôtre histoire, c'est ce qui fait qu'on profite des moindres moments ensembles...
Que ça aille mal ça prouve que ça n'est pas toujours rose, aussi fort que l'amour soit. Ca montre que c'est du sérieux, et puis de toute façon faut que ça pète à un moment ou à un autre. Et c'est clair que ça n'est pas agréable du tout quand ça arrive. Je sais bien que ça te fait mal, rien que le fait de t'imaginer me faire le coup me rend mal... J'imagine bien la situation dans laquelle tu es, je la vie pas c'est vrai, mais j'peux essayer de la comprendre... Et c'est pour ça que t'es parfait, que j'comprends à quel point tu m'aimes et tiens à moi. Tu supportes, tu m'aides, tu me supportes, tu m'aimes c'est tout..
Tu ferais tout pour moi et je ne sais pas si j'arriverai un jour à t'en remercier assez... T'es là pour moi. C'est juste que ça risque de prendre du temps pour que je puisse m'expliquer.... Pis que ça soit naturel, sans forcer trop les choses... J'veux passer ma vie à tes côtés, vraiment, j'veux partager tous ces petits moments de la vie qui peuvent paraître cons... En attendant, on profite du peu qu'on a, faut attendre, être encore une fois patient et peut-être qu'un jour on pourra passer une année entière ensemble et pourquoi pas toute une vie ?!!
Tu me manques, c'est dingue, j'me sens pas de vivre loin de toi encore longtemps : plus on se voit et plus les séparations sont dures. On aimerait que ces moments ensemble continuent, durent éternellement. J'me rappelle du 2 janvier de cette année... Dans le train, on s'embrassait, c'était nos derniers instants ensemble, les derniers baisers et mots échangés, les larmes coulaient, on ne voulait pas se quitter... J'voulais pas te dire « au revoir à dans quelques mois... », te laisser à l'intérieur de ce putain de train et puis il a démarré et est partit. J'ai regardé les wagons défiler, les larmes qui continuaient toujours de couler sur mes jours, le coeur lourd et la gorge serrée. J'aurais tellement voulu que ce train ne s'arrête pas, qu'il ne fasse pas d'escale...
Et puis cette engueulade le dernier soir, tu ne peux pas savoir à quel point je m'en suis voulue et m'en veux encore... Je ne sais pas, mais c'était notre dernière soirée et nuit ensemble, et on l'a passée séparés et en colère l'un contre l'autre... C'est vraiment trop con. Ce soir là tu sais, je n'étais vraiment pas bien, mais vraiment... J'me sentais tellement mal à pleurer sur toi sans que tu ne t'en rendes compte. Paskeu tu dormais sur le canapé et que si je ne faisais rien, et dormais là-haut tu ne serais pas venu avec moi... j'étais en colère contre moi-même, j'me sentais seule, abandonnée. Tout le monde dormait profondément sauf moi...Je savais que c'était nôtre dernier soir, le début de notre dernière journée, on allait prendre le train, quitter les filles, Montpellier, toi... J'allais retrouver mes parents, ma maison, une prison... l'horreur. Reprendre les cours, l'envie de toi, l'envie d'elles, et puis le coup de massue le 3 janvier à l'aéroport avec ma mère.
Ca m'a bloqué, je ne sais pas, mon cerveau il a hiberné, il a appuyé sur le bouton pause ou off carrément pendant quelques secondes... Y'a eut une sorte de court circuit, et depuis tout ça j'ai essayé d'en faire abstraction inconsciemment tellement ça faisait mal... J'me suis laissée aller : sourire tellement c'était douloureux, tout ça reçu en pleine poire, les souvenirs qui remontent... Trop dur qu'en fin de compte j'ai fait comme si de rien n'était, j'continuais de vivre nôtre histoire d'amour, de penser aux projets de cet été... Je ne sais pas comme si le choc m'avait mis sous anesthésie : après le choc de l'opération, tu comates un peu, j'me voilais la face comme si tout allait sincèrement bien et puis l'anesthésie ne fait plus effet... Et on commence à ressentir la douleur post-opératoire... C'est ce qui s'est passé y'a pas longtemps, et qui continue un peu pour ne rien cacher. Sous l'anesthésie je ne savais pas, je ne savais pas expliquer...
Je me suis renfermée sur moi-même, j'ai fermé à clé sans le vouloir ni le pouvoir, une boîte à secrets, à souvenirs et autres trucs douloureux... Mais je ne m'en rendais pas tellement compte : les faits étaient là.. paradoxalement ça allait mal mais je souriais et riais, je faisais comme si de rien n'était... C'est dur de se rendre compte de ça. Et puis y'a eu l'histoire ou le coup de la psychologue. J'me sens tellement « paradoxale », heureuse et triste à la fois, rêveuse et réaliste.... Tout dépend des moments. Et un surplus de questions qui me fatiguent, j'tenais plus, c'était trop lourd à supporter, trop dur. Alors j'me suis confiée un peu, pas à toi et tu me l'as fait remarquer... J'avais besoin de parler mais à toi je n'y arrivais pas... Va savoir pourquoi. C'est même pas paskeu j'ai peur du jugement, paskeu c'est toi donc j'n'ai pas peur mais je ne sais pas. Encore maintenant j'ai du mal à expliquer pourquoi vers d'autres et pas logiquement vers toi... Je ne suis pas logique de toute façon.Après tout je suis aussi pathétique que ces autres adolescents, qui eux aussi dépriment pour un rien : c'est plus que pathétique en fait. Y'a des gosses qui meurent de faim dans le monde et moi j'me dis mourir d'une overdose de bonheur : je suis une putain de pétasse. Oui je suis folle, de toi et d'elles et des autres. Non mais c'est bon je raconte de la merde mais au moins ça me fait du bien de débiter pleins de trucs. Au final on se retrouve avec tout un tas de choses incompréhensibles, dans le sens où j'explique pas clairement ce que j'ai dit et aussi paskeu on se prend un peu tout ça d'un coup à la gueule. Je voudrais avoir une télécommande et mettre la vie sur pause.. rewind aussi. Comme le dirait certaines et certains : « j'aime trop de monde ! ». Han je T'aime, j'vous aime. Style je fais genre c'est vrai... Genre tu crois que c'est faux ?J'en oublierai presque quelques trucs : han assez capitaux mais pas trop paskeu là je vais avoir mon DS d'économie... Oui donc on mettra ça dans le joli P-S ; ce fameux post-scriptum.
P-S :
Le 11 février 2008, ça fera un an et demi officiellement pour nous deux Amour... <3 Han T'inquiète pas, on pourra rattraper un peu [au minimum] le temps perdu le 20 février...
Le 27 janvier ça faisait nos un an et un mois de rencontre réelle, ça a un peu [juste un peu..] changé nôtre vie.
Ma mère va vivre séparée de mon père, paraît-il mais en fait je ne comprends plus rien.
Elle a été hospitalisée d'urgence, paskeu son psychiatre l'a ordonné.
Mon père est alcoolique et ma mère dépressive. Je n'ai pas fini de me vider, mais je vais m'arrêter là, j'en ai déjà assez dit.
Je ne veux pas de « je suis désolé(e) pour tes parents », paskeu après tout j'ai une vie formidable. Ni de phrases qui plaindraient qui que ce soit. Et encore moins des « ça va mieux toi ? Tes parents ? Ta mère ? ».. Je ne demande rien malgré ce qu'on pourrait penser. J'veux juste.. le dire, être lue, peut-être comprise...
J'veux être dans tes bras, rester blottie contre toi... Je T'aime Amour.
Fin du joli P-S.
2ème P-S :
Je crois que je suis une pseudo schizophrène, c'est grave ?!! Pas tant que ça, ça a ses avantages comme tout. Alors sourions bêtement comme on sait bien le faire.Océane